Dans le cadre des élections provinciale 2026.
Nous demandons aux partis politiques de s’engager à mettre sur pied un programme visant à financer l’embauche de travailleur·euse·s de rue au sein du milieu.
Nous demandons aux partis politiques de s’engager à reconnaître leur expertise en proposant des mécanismes qui permettront aux travailleur·euse·s de rue de collaborer avec les services publics tout en préservant leur caractère autonome.
Nous demandons aux partis politiques de s’engager à organiser une campagne de communication en partenariat avec le ROCQTR visant à démocratiser le rôle des travailleur·euse·s de rue en matière de cohabitation.
Présents dans chacune des 17 régions du Québec, plus de 350 travailleur·euse·s de rue rejoignent quotidiennement des personnes qui, autrement, resteraient sans réponse, notamment :
Le travail de rue agit là où notre système montre ses limites : il identifie les trous de services en santé et en réduit les impacts. Il rejoint chaque année environ 112 500 Québécois·es.
Le travail de rue est une approche d’intervention communautaire qui consiste à aller à la rencontre des personnes les plus vulnérables directement dans leurs milieux de vie : la rue, les parcs, les campements ou les espaces publics, dans des lieux physiques et des moments où d’autres ressources d’aide ne sont pas disponibles.
Il repose sur une présence régulière, une fine connaissance du terrain et surtout sur la création de liens durables. En établissant un lien de confiance basé sur la confidentialité et le respect du rythme de chacun, le travail de rue accompagne les individus vers un mieux-être à travers leurs propres choix.
Le travail de rue ne bénéficie pas qu’aux personnes vulnérables. Il est complémentaire aux institutions de santé car il intervient là où il y a inadéquation des services. Il permet de :
Présents de façon continue dans l’espace public, les travailleur·euse·s de rue constituent une première ligne d’observation des réalités sociales émergentes dans nos régions.
Chaque quartier devrait pouvoir bénéficier de cette expertise humaine. Soutenir le travail de rue, c’est investir dans la prévention. C’est offrir des réponses humaines à des enjeux complexes comme la santé mentale, le soutien aux jeunes, l’itinérance, la dépendance et les troubles d’usage de substances, la pauvreté, la prévention de la criminalité, et bien plus encore.
Hausser la présence du travail de rue dans toutes les régions du Québec, c’est assurer une présence durable dans les milieux de vie, maintenir des équipes qualifiées sur le terrain, mais aussi assurer une couverture équitable entre les régions, là où les besoins sont de plus en plus marqués.